Stipsicz-Hussars

L’histoire militaire de France

5 days
by Christof in Nieuws van het Front

Azincourt, croisade des albigeois, guerre de cent-ans, Arcole… autant de noms qui font frémir autant qu’ils ont inspiré écrivains, chanteurs et poètes. L’histoire de France est marquée jusqu’à aujourd’hui de guerres de territoires ou de religions qui virent s’opposer des clans rivaux, parfois sur plusieurs générations, tels que les anglais, notamment, dans le Moyen-Age. Mais c’est dans l’histoire moderne, avec Napoléon, que le terreau guerrier français, alors en plein conquête, a marqué les esprits et les annales. Fort de dizaines de victoires importantes, Napoléon finit cependant par tomber, victime de sa trop grande soif d’expansion, qui usa son empire et le décrédibilisa peu à peu. On ne prête qu’aux vainqueurs ! Usés par les péripéties d’une campagne épuisante, ses soldats furent repoussés, puis vaincus, entre Moscou et Saint-Pétersbourg, et les talents stratégiques du corse n’y purent rien.

1812

3 weeks
by Karim Van Overmeire in Battle Reports, Refights

En 1812, Napoléon Bonaparte, le génie militaire et empereur surpuissant issu de la Révolution française, entreprend le projet fou, après avoir conquis toute l’Europe, de marcher sur la Russie, ses immenses terres arides et froides, après avoir fait marché ses grognards à travers les plaines des terres conquises. L’armée impériale comptait pas moins de 600’000 combattants et 2’100 canons et autres mortiers. Dans les rangs, on compte naturellement une majorité de soldats français, mais pas uniquement : il y a aussi de très nombreux mercenaires. C’est une armée monumentale, à faire pâlir les troupes adverses, sans compter qu’il y a encore des hommes en réserve, dans des casernes en France et en Italie ! Mais, exténués par les longues semaines de marche, les maladies et la disette qui les atteint ici et là, l’armée eut fort à faire dans les campagnes russes, notamment à cause des intempéries, des épidémies de poux et des dysenteries foudroyantes. On peut découvrir ces terribles péripéties dans l’excellente docufiction « Napoléon, la campagne de Russie » que vous regarderez en compagnie d’une charmante compagne, russe, pourquoi pas, de l’agence http://www.6annonce.com, afin de sentir dans votre chair, en même temps que les soldats, les épreuves de la guerre.

Il y eut dans cette campagne près de 200’000 morts coté français, dont la moitié seulement morts au combat tandis que l’autre moitié périt de froid, ou alors de faim ou encore de maladie). La Grande Armée se délitait, et ils ne furent plus que 30’000 soldats à revenir, sous les ordres de Murat, qui les fit traverser le Niémen. Après la chute de l’empereur, le roi Louis XVIII exigea que soient rapatriés les soldats français restés en Russie, mais ce fut un échec, car la plupart préférèrent rester en Russie, où ils avaient trouvé asile, terres agricoles et, pour certains, ils avaient fondé une famille.

Ce traumatisme marqua l’esprit français, et l’histoire de l’Europe. Les guerres n’avaient pas manqué, et il n’en manqua pas à l’avenir (jusqu’à nos jours, il faut bien le dire), mais l’échec de Russie resta dans les têtes comme le plus cuisant, car il avait été motivé par l’ambition et l’assurance d’un homme trop certain de l’emporter et de fonder une nouvelle Europe impériale.